Boucherie : la saignée des éleveurs

15 décembre 2021 - Frédéric Carluer-Lossouarn

Photo : Linéaires.

Le ministère de l’Agriculture a dévoilé les résultats provisoires du recensement agricole décennal en France. Il permet de mesurer les évolutions des filières animales entre 2010 et 2020. Les uns parleront de concentration, les autres d’une véritable saignée. En dix ans, le nombre d’exploitations spécialisées dans l’élevage s’est effondré de plus de 30%, tombant à 145.097 en métropole. 64.000 ont disparu.

«La baisse est encore plus marquée parmi les exploitations combinant plusieurs types d'élevages, tels ceux de bovins conjuguant production de lait et de viande (-41%) ou parmi les fermes associant cultures et élevages (-41% également)», lit-on dans le rapport ministériel.

Plus de signes de qualité

Le recul n’est que de 9% pour les exploitations à spécialisation végétale. Ces dernières sont d’ailleurs devenues majoritaires. Elles représentent 52% des 389.000 fermes métropolitaines contre 48% pour le total élevages + exploitations mixtes (polyculture et/ou polyélevage). Le rapport de forces était inverse en 2010 : 45% contre 55%.

Moins d’élevages donc mais sur des parcelles plus grandes. L’extension de la surface moyenne d’une exploitation est d’ailleurs plus marquée en production animale qu’en végétal. Pour autant, toutes espèces confondues, le cheptel a baissé de 7% en dix ans.

Comme pour l’agriculture française en général, l’élevage se tourne aussi de plus en plus vers les signes de qualité. Hors bio, ils concernent 18% des exploitations en ovins/caprins (+6pts en dix ans), 19% en bovin viande (+4pts) et 29% en porcins-volailles (+9pts).

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