Lyon-Childebert

Marché U

10 mai 2005 - Florent Vacheret

  • Marché U

    • Ouvert en novembre, sur 295 m2, Marché U Lyon-Childebert ambitionne de réaliser 3,8 M€ de chiffre d’affaires quand la moyenne de l’enseigne est à 10 K€/m2. L’investissement initial a été de 900 K€, tout compris. Depuis mars, le magasin dégage déjà une rentabilité d’exploitation positive.

    • Tous les Marché U se doivent de suivre la politique nationale de la carte U, à leur échelle. Les références encombrantes et autres produits-girafe sont logiquement limités. Marché U organise 11 à 13 opérations promos dédiées par an. Parfois avec une offre « opportunité » en non-alimentaire (aspirateur, DVD, etc.).

    • Marché U ne veut pas se contenter d’être un magasin de dépannage. Selon les tailles de magasin (300 à 800 m2), le panier moyen doit osciller entre 11 et 15 €. Sur certaines catégories, les conditionnements familiaux sont bien présents. C’est le cas des yaourts ou des bières notamment.

    • Petites réserves et livraisons deux fois par semaine : il faut tenir le stock en PGC. Les casquettes des gondoles sont garnies à cette fin, quitte à créer un effet « tunnel » dans des allées déjà étroites.

    • Contrairement à beaucoup d’enseignes de proximité, Marché U ne souhaite pas privilégier ses MDD au détriment des marques. Vendus environ 5 % plus cher qu’en hyper, les produits leaders sont aussi visibles que dans un Super U.

    • Même sur 300 m2, Marché U ne sacrifie pas la poissonnerie. Fait atypique, les produits sont ici élaborés par le magasin lui-même. Mais Marché U conseille une gamme industrielle en UVCI, avec 7 jours de DLC. En fromages et charcuterie-traiteur, seule l’offre LS marketée est proposée.

    • Déniché par l’associé, René Chapard, Bip & Go est un service dédié à la clientèle de bureau. Le client fait ses courses, entre 12 et 14 H, dépose son chariot aux caisses et se voit remettre un bip (type ouverture de portail). En fin de journée, il gare sa voiture dans une desserte située devant le magasin et actionne son bip, qui déclenche une alerte dans le magasin. Ses achats sont déposés directement dans son coffre et le client les règle sans sortir de sa voiture. Ce service, aussi nouveau que séduisant, est gratuit.

Un mini super U de ville qui aurait tout d’un grand. Voici résumée succinctement la nouvelle philosophie de Marché U. Longtemps utilisée comme simple « réservoir » à Super U, l’enseigne fait depuis cette année l’objet d’une stratégie de développement à part entière. Cibles : les zones urbaines et touristiques. « Nous voulons proposer un vrai magasin U , même sur 300 m2 », lance Philippe Vincent, responsable marketing points de vente à la centrale nationale. Les surfaces type sont de 300 m2, 500 m2 et 800 m2. Voire plus pour certains. Cette approche « mini super » se traduit à la fois par une politique tarifaire « agressive » pour de telles superficies (de l’ordre d’un indice 105 vs hypers) et par une offre large, centrée sur l’alimentaire : 3 500 références au minimum, 5 000 pour le magasin type, dont 500 complémentaires, adaptées à la zone de chalandise. Le mariage de petits magasins et d’un assortiment large engendre des contraintes de gestion spécifiques, que Système U n’a pas l’habitude de gérer. « 200 produits nous posent un problème aujourd’hui en raison de colisages trop importants pour des magasins comme les nôtres. Nous y travaillons avec la centrale», explique Laurent Thévenin, associé Marché U et représentant de l’enseigne pour Système U Est.
Toute l’offre est 100 % LS, les stands traditionnels étant bannis. Poissonnerie et boucherie jouent systématiquement la carte du frais emballé industriel (UVCI). Les unités de plus de 500 m2 peuvent cuire le pain. Pour respecter le libre choix des clients, les produits maîtrisés (U et Bien Vu) ne sont pas plus « poussés » que dans un Super U, contrairement à ce qui se pratique souvent dans les réseaux de proximité (Casino notamment). En bref, les Marché U ne veulent pas être des magasins de dépannage, mais des petits supers à vocation service. Les magasins réalisent 10 à 20 % de leur CA avec la livraison à domicile, souvent gratuite et pratiquée sur rendez-vous (et non dans des créneaux horaires). L’amplitude d’ouverture hebdomadaire est de 66 heures au minimum, 72 heures de préférence. Soit 12 heures par jour, six jours par semaine…

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