Leclerc Romilly-sur-Seine

5 avril 2005 - Florent Vacheret

  • Leclerc Romilly-sur-Seine

    • C’est la foule des grands jours pour l’ouverture du magasin. Parking bloqué et embouteillage sur la route nationale. De bon augure… La création de l’hyper a des allures d’événement local dans cette ville où l’animation se fait rare.

    • Un grand bac îlot est dédié en permanence aux gros conditionnements en boucherie. Une façon de renforcer son image discount.

    • Certaines gondoles de l’épicerie sont raccourcies pour laisser place à d’imposants îlots promotionnels.

    • Les rayons valorisés sont traités sous alcôve, à l’instar de la parfumerie. Un effort particulier a été fait sur le mobilier, coloré et plutôt « jeune ».

    • Le très vaste rayon traiteur frais-emballé témoigne d’une volonté d’être fort sur les solutions-repas. Un pari pour un hyper de taille moyenne et situé dans une zone à revenus plutôt faibles.

    • Mention spéciale à la boucherie traditionnelle, joliment mise en valeur par un mobilier arrondi et des portes frigo habillées « à l’ancienne ». L’offre de triperie est particulièrement développée.

    • Le banc marée (service à l’arrière) est équipé de brumisateurs, dont les buses sont placées à la verticale de l’étal, à deux mètres environ. Un bon point pour l’image fraîcheur : le poisson reste toujours brillant.

    • L’offre traiteur est large et variée : depuis les très grands rayons pizzas LS et plats cuisinés frais-emballés jusqu’à la TG « chaude » permanente de poulets rôtis, en passant par des recettes très élaborées, voire luxueuses, à la coupe.

    • Plutôt qu’une cave à vins, l’hyper a fait le choix d’une cave à eaux. Toute l’offre y est regroupée, sous alcôve. La présentation est soignée, en particulier pour les « eaux du monde » mises en valeur par des îlots.

    • Couplée aux balances, une petite bergerie offre une large variété de produits. Le même employé pèse et fait le service à la demande. Un côté du meuble est consacré aux fruits exotiques, l’autre marie fruits secs, petits fruits rouges et bar à olives. Séduisant.

    • Le rayon boul-pât fait l’objet d’une attention particulière. Le personnel a été spécifiquement formé pour travailler le pain à l’ancienne, en tout farine, avec des recettes spécifiques au magasin, développées avec un consultant. La pâtisserie bénéficie d’un petit stand traditionnel qui propose, outre les gâteaux, des parts de tarte.

    • Sur certains rayons, Leclerc n’hésite pas à comparer les prix des produits Eco+ avec ceux des hard-discounts voisins, Aldi et Lidl. La petite affiche mériterait sans doute d’être plus lisible.

    • La zone traditionnellement utilisée par les hypers pour le petit et gros électro étant ici occupée par l’espace dédié à la femme (textile, parfumerie, etc.), ces produits ont trouvé demeure dans le prolongement de l’allée pénétrante, avec des gondoles basses pour ne pas casser la perspective.

La foule des grands jours. A croire que toute l’Aube s’était donné rendez-vous, le 9 mars sur le parking du Leclerc de Romilly-sur-Seine. Mais ce n’est pas tous les jours qu’on inaugure un hyper de 6 900 m2, surtout dans cette sous-préfecture isolée et rongée par la crise économique. Mr Bricolage, Gitem, Gémo, Intersport, Gifi, etc., le nouveau pôle commercial de « la Belle idée » regroupe huit enseignes de GSS, en plus de Leclerc. De quoi stopper l’hémorragie commerciale vers Troyes et la Seine et Marne.
Le promoteur du projet (35 M€ investis) n’est autre que l’adhérent Leclerc lui-même, Jean-Pierre Merle, présent sur la ville depuis 30 ans. Il y exploitait deux petits hypers de 3 600 et 4 300 m2. L’un a été vendu à Champion, l’autre transféré et agrandi sur ce site, l’ancienne base militaire 914 à l’abandon.
Bardé d’une galerie de 21 commerces, dont un Espace Culturel dernier cri (700 m2), l’hyper est l’aboutissement de cinq ans de réflexion. Atypique, l’entrée principale débouche sur un univers dédié à la femme (à droite de la pénétrante), débutant par le textile et se poursuivant par le Manège à bijoux, la parfumerie, le babyfood et les arts de la table. Le tout est mis en valeur avec du mobilier développé par l’Espagnol Kider, coloré et convivial.
Mais c’est l’alimentaire qui bénéficie surtout des mètres carrés additionnels. « Le frais a été dimensionné comme pour un 9 000 m2 », précise Jean-Pierre Merle… histoire de préparer l’avenir. La poissonnerie, la boucherie trad (une vraie réussite esthétique) et les fruits et légumes ont peu ou prou doublé de taille. Au-delà des mètres linéaires, Leclerc fournit un effort particulier pour offrir une prestation de haut niveau : la boulangerie travaille en tout farine avec des pains spéciaux spécifiques au magasin ; le boucher ne découpe que de la blonde d’Aquitaine ; le rayon salades et le stand poissons bénéficient de brumisateurs, etc. « Du confort et des services oui, mais sans concession sur les prix Leclerc », prévient J.-P. Merle.

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