Carrefour St-Junien

9 mars 2009 - Arnaud Monnier

  • Carrefour St-Junien

    • Carrefour St-Junien tient un stand boucherie coupe avec, en fond de rayon, uniquement des viandes d’origine limousine, dont la traçabilité est fièrement affichée. Pour créer le stand, le patron a fait appel à Cobodis, la société qui gère les boucheries traditionnelles des magasins Ed au sein de Coop Atlantique. Lorsque des opérations promotionnelles, le directeur s’engage à conserver 50 % de son offre boucherie d’origine limousine.

    • Au rayon surgelés, les bacs requin ont remplacé les bacs tombeaux au sol. Une zone de promotion en meubles bas dynamise l’univers. « On a gagné de la place au sol pour offrir plus de confort d’achat au client », explique Gaby Touzinaud, directeur de l’hyper.

    • Le magasin fait la part belle aux fruits et légumes bio qui occupent une place privilégiée dans un rayon fruits et légumes aux allées très confortables.

    • Des affiches mettent en avant de manière pédagogique la qualité de la viande limousine, qui compose l’essentiel de l’offre de boucherie à la coupe.

    • Avec 1500 m² supplémentaires, le Carrefour de St-Junien a surtout embelli sa zone marché. La future galerie commerçante de dix boutiques viendra renforcer l’attractivité du site.

    • 120 000 euros ont été consacrés aux dispositifs d’économies d’énergie et de développement durable, avec un retour sur investissement estimé à quatre ans. Les néons basse tension plus puissants ont permis de diminuer d’un tiers le nombre de rampes d’éclairage en linéaire. L’hyper a également installé un optimiseur de froid qui évite les pics de consommation et des rideaux de nuit qui s’abaissent automatiquement sur tous les rayons frais à la fermeture du magasin.

    • Un espace permanent est dédié à la promotion du tract « prix bas » de la semaine, réservé à un produit frais. Calé entre les fruits et légumes et l’îlot charcuterie/fromage coupe, il dynamise la zone marché.

    • Candia au lait UHT, Nestlé pour le chocolat et le café, Blédina au rayon bébé, Lu aux gâteaux apéritifs, Heineken pour la bière, Danone pour l’ultra-frais et les eaux, etc : le Carrefour de St-Junien a largement fait appel aux dispositifs des industriels pour implanter ses rayons.

    • Les caissières s’occupent de la pesée des fruits et légumes. Une idée que le directeur tient de son expérience de sept ans en supers. « Il y a moins d’erreurs et en terme de coût, cela revient moins cher d’équiper nos caisses que d’installer trois pesées automatiques en rayon », détaille Gaby Touzinaud. Carrefour St-Junien laisse peu de place à l’intervention du client : aucune caisse automatique n’a été installée.

    • C’était son souhait. Gaby Touzinaud a fait appel à un fournisseur local pour bâtir des abri-chariots en tuiles sur une base en bois, fabriquée à partir de pins du Limousin (de Corrèze). Un choix cohérent avec la structure en bois du magasin.

    • + 34 % pour le fromage ; + 50 % pour la charcuterie : l’arrivée de l’offre préemballée dope le chiffre d’affaires des stands coupe.

Plus de confort d’achat. Avec 5 900 m², contre 4 400 m² avant l’agrandissement achevé au second semestre 2008, le Carrefour de St-Junien, près de Limoges, respire un peu mieux. Surtout, il devient le plus grand magasin d’une zone où se côtoient un Leclerc de 5 000 m² et trois hard discounteurs (Lidl, Aldi et Leader Price) dans un rayon de 500 mètres.
Sa superficie n’en reste pas moins inférieure à la moyenne de l’enseigne (9 000 m²). Ce qui implique de faire des choix sur les rayons à privilégier. Le magasin a voulu bichonner sa zone marché pour gagner en attractivité. Un point crucial dans cette région rurale. St-Junien, 2e ville de Haute-Vienne avec 12 000 âmes, se situe à 25 km de Limoges. En investissant sept millions d’euros dans l’agrandissement, l’hyper entend aller chercher des clients jusqu’aux portes de la capitale limousine (200 000 habitants).
Première mesure : la création d’un stand boucherie traditionnelle. « Nous sommes une région d’élevage, je ne me voyais pas rester en 100 % UVCI », justifie Gaby Touzinaud, le directeur. Fort d’une expérience de 20 ans au sein de Coop Atlantique et arrivé à St-Junien en 2005 pour mener l’agrandissement, le patron va même plus loin. L’approvisionnement du stand se fait exclusivement auprès de producteurs du Limousin. Un élément de différenciation face au Leclerc voisin, dépourvu de boucherie traditionnelle. « 35 % de nos ventes de boucherie se font désormais à la coupe », révèle Gaby Touzinaud.
Les allées ont été élargies aux fruits et légumes et des espaces préemballés ont été adjoints aux stands fromage, charcuterie et traiteur coupe, placés en îlot pour créer une « zone chaude ». Les premiers résultats semblent donner raison au directeur. Au global, le chiffre d’affaires des produits frais traditionnels a progressé de 16 % en janvier par rapport à l’an dernier. La boucherie a gagné 26 %, la charcuterie coupe 50 % et le fromage à la coupe 34 %. Contre + 10 % pour l’ensemble du magasin. « A part les fruits et légumes qui ont bénéficié tout de suite de l’agrandissement, les autres rayons progressent crescendo », se félicite Gaby Touzinaud.
Autre motif de satisfaction : le nombre de clients a augmenté de 12 % en janvier. Soit 6 500 de plus. Et le site devrait encore gagner en attractivité : dix boutiques vont voir le jour dans la future galerie marchande de 1 250 m². La zone commerciale est également amenée à s’étendre sur environ 10 000 m² à proximité du magasin.

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