Horsegate : IRI chiffre les pertes à 9 M€

IRI a calculé les évolutions des ventes des catégories touchées par le scandale de la viande de cheval sur les deux semaines suivant le début de l’affaire, en les comparant avec les tendances observées sur les dix semaines précédentes. Résultat : la perte de chiffre d’affaires pour ces familles de produits s’élève à 9 M€, directement imputables au "horsegate".

Dans le détail, un quart des pertes est le fait des plats cuisinés surgelés à base de viande, dont les ventes reculent de 27 % sur les deux semaines considérées. Soit un montant brut de 2,2 M€ de manque à gagner.

Les autres produits surgelés (viandes, légumes, poissons, entrées, pizzas, etc.) enregistrent quant à eux un trou de 4 M€. L’affaire de la viande de cheval touche en premier lieu les viandes (- 1 M€) mais aussi, de manière plus surprenante, les légumes (- 650 000 €).

L'impact négatif ne se limite pas au rayon surgelés. Il a aussi des répercussions sur d’autres catégories.

Les plats cuisinés frais sont ainsi touchés avec une perte estimée par IRI à 850 000 € en deux semaines, tandis que les plats cuisinés en conserve connaissent une baisse du CA de 1,3 M€.

+ 6,5 % pour les pâtes alimentaires

A l’inverse, des transferts d’achats ont bénéficié à d’autres marchés, qui connaissent des "ruptures de tendances" très positives.

Il s’agit surtout des pâtes alimentaires (+ 6,5 % sur les deux semaines), des produits élaborés de volaille au rayon frais (+ 10 %), des panés frais type cordons bleus (+ 9,6 %) et des sauces tomate (+ 5,9 %).

Au final, ces gains sur d’autres catégories représentent en valeur 7 M€, qui auraient ainsi été récupérés par les magasins. Soit une perte sèche de 2 M€ pour les PGC gencodés.

Les reports ont vraisemblablement aussi profité aux produits bruts (non transformés) vendus en GMS mais aussi dans les autres circuits, ajoute IRI.

Rappelons que Nielsen avait de son côté évalué, le 8 mars dernier, des pertes sur deux semaines de l’ordre de 2 M€ pour les plats cuisinés surgelés à base de bœuf, de 1,3 M€ pour les plats cuisinés frais et de 400 000 € pour les raviolis.

Linéaires - Formules d'abonnement

LE MAGAZINE DE LA DISTRIBUTION ALIMENTAIRE

● L'expertise du seul magazine spécialiste de l'alimentaire en GMS
● De nombreux reportages en magasins, enquêtes et comparatifs indépendants
● Plus de 100 dossiers marchés et focus produits traités chaque année

Profitez d'une offre découverte 3 mois